Bois

Garder les yeux ouverts
Mais laisser les chimères et les fantasmagories de son enfance
Prendre possession...
Squelettes agités par la brise
Pendus aux vergues d’un trois-mats halluciné.
Alors que les chevelures raidies de géants enfouis
Nous agrippent les chevilles quand nos pas foulent l’humus
De leurs tombeaux de pierre...
Manquent le murmure du vent et le passage à la nuit
Pour que nos yeux se ferment enfin
Et que ressurgissent les démons qui vont nous construire.
Et puis 
Tous ces parfums…

Bleau, le 25 mars 2019.